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Volaille - Marché

L’œuf suisse difficilement concurrencé

Le respect des conditions de vie des poules pondeuses se répercute directement sur le prix de l’œuf et son image auprès des consommateurs. Sur ce point, l’excellente réputation de l’œuf suisse restera encore longtemps difficile à concurrencer sur le plan européen.

Le confort des poules suisses a un prix
Dans le paysage avicole suisse, les conditions d’élevage dit « en batterie » ont été bannies en 1991 en faveur d’un système d’exploitation qui répond au mieux aux besoins de la poule. Aujourd’hui, les poules suisses s’ébattent généralement dans des exploitations de taille moyenne (le maximum autorisé étant de 18'000 poules - très rarement atteint) qui leur permettent de vivre en relative liberté sur de vastes perchoirs, de gratter le sol et d’évoluer en plein air dans des jardins d’hiver ou en pâturage. Des conditions de luxe qui se répercutent directement sur le prix de l’œuf, un prix généralement deux fois plus cher qu’un œuf étranger produit dans des conditions beaucoup moins idylliques.

Vers une amélioration des conditions de détention européennes ?
En dehors de nos frontières, 80% des poules européennes sont élevées dans des exploitations de 50'000 à 200'000 têtes qui n’ont pour la plupart pas abandonné les conditions d’élevage en batterie. Pourtant, en 1999, une directive visant les producteurs d’œufs européens les enjoint à remplacer la détention en batterie en faveur de cages aménagées avec nid, perchoir et litière d’ici au janvier 2012. A ce jour, plus d’un tiers des exploitations n’ont pas respecté la nouvelle norme, et treize pays sont menacés de sanctions légales, dont la France, la Belgique et les Pays-Bas. Actuellement, les œufs « illégaux » peuvent malgré tout être commercialisés en tant qu’œufs industriels dans leur pays de production, mais ceci de manière provisoire.

Marché européen tendu
De nombreux producteurs ayant attendu le dernier moment pour procéder à de nouveaux investissements, la baisse de production globale momentanée a atteint  10 à 15 % et le marché de l’œuf a été très tendu cet hiver avec une augmentation de cotation sur le marché libre jusqu’à 75 % entre octobre 2011 et février 2012. Ceci concerne essentiellement les œufs industriels, et  la situation semble se détendre actuellement. Les œufs en coquilles sont en  général vendus à un prix contractuel fixé pour une période et le producteur a moins pu bénéficier directement de cette hausse. 

Une qualité suisse difficile à concurrencer dans l’œil du consommateur
De manière générale, le consommateur européen reste critique vis-à-vis de la nouvelle législation, considérée comme une fausse amélioration de la détention des animaux qui, au final, restent confinés en cages avec un accès minime à la lumière. Particulièrement révélateur, la conservation de l’estampillage «œuf de poule en batterie » sur les boîtes d’œufs européens produits avec ce nouveau système de cage aménagée…

Malgré les efforts fournis hors de nos frontières, l’œuf suisse devrait donc continuer à bénéficier d’une image différentielle positive par rapport aux pseudo-améliorations apportées aux conditions d’élevage européennes, et maintenir sa position de leader en termes de qualité du produit et de respect des animaux.



Mots-clefs: Volaille, Œuf

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